Le Rideau Jettois
Un mot
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Notre ami Charles a quitté la scène...

Publié le 02 février 2010 par Anne

Notre ami Charles Eloin n'est plus. Il allé rejoindre son épouse Babette et son fils Luc ce 28 janvier à Loupoigne, entouré de la tendresse des siens... Né le 9 juin 1926, il fut l'une des grandes figures de notre troupe: comédien très talentueux, il fut aussi vice-président, puis président d'honneur de notre asbl.

Charles Charles dans Square X Il y a tout juste vingt ans que tu es arrivé parmi nous, dans l'équipe du Rideau Jettois. Quel bonheur et quelle richesse que ta présence! En scène, tu avais tous les talents: tu possédais la sensibilité de l'artiste, la délicatesse des sentiments, l'intelligence du texte, une présence qui rayonne et une voix magnifique.Tu excellais dans tes multipes rôles. Grands ou petits, éclatants ou modestes, j'en ai compté vingt-six ! Je n'oublierai jamais l'adorable boutiquier de La cuisine des anges, ni le timide amoureux offrant une rose à la clocharde de Square X, l'imperturbable maître d'hôtel de Miam-miam, le magistral Argan que tu fus dans Le malade imaginaire, ni encore le bouillant wallon Merlingard de L'Agence Pachterbeek ou le pittoresque Escartefigue dans Marius de Pagnol.

Pourtant, jamais le succès ne t'est monté à la tête! Tu participais à toutes les tâches de l'organisation des spectacles: lectures, adaptations en bruxellois- mais oui ! - tapissage des décors ou accueil du public avec ta chère Babette!

En coulisses, nous aimions ta présence bienveillante. Tu avais toujours le petit mot chaleureux qui nous redonnait confiance. Et tu aimais tellement t'amuser! Que de farces, que de gags coquins n'as-tu pas inventés pour tes camarades de scène à la représentation du dimanche, depuis ton premier spectacle avec nous, Porfirio, joué un 1er avril d'ailleurs, jusqu''à ta dernière apparition dans Les pas perdus, déguisé en lapin! Que de fous rires irrépressibles, que nous avions bien du mal à cacher au public, notamment le jour où – dans le Froecheleir des wagons-lits -tu t'es adressé à voix haute à la cheminée en lui disant « plus fort »! parce que tu n'entendais pas la souffleuse!

Depuis que ta santé et tes soucis ne te permettaient plus de partager toutes ces joies, tu ne manquais aucune occasion de nous manifester ton soutien et quand la pièce se terminait, la plus grande joie, le plus beau compliment ne pouvaient venir que de toi, quand tu disais à voix basse « Anne, je suis fier d'être du Rideau Jettois ». Mais Charles, mais c'est nous qui étions fiers d'avoir joué pour toi!

Anne.






 
Compagnie théâtrale "Le Rideau Jettois a.s.b.l.", 20 rue Paul Michiels, 1090 Jette
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